COMMENCEMENT DES LUTTES OUVRIERES
Luttes ouvrières dès le Moyen Age et grèves, pendant les corporations, mais peu d'ouvriers à cette époque (privilèges royaux, règles corporatives et tradition).
Révolution de 1789
Abolition des corporations et Loi LE CHAPELIER en 1791 qui interdit les coalitions.
Commencement de la 1ére révolution industrielle (apparition du machinisme et développement du commerce).
Commencement du libéralisme économique et du système capitaliste libéral.
Commencement de la concentration urbaine et développement des entreprises mécanisées.
Conditions de vie précaires des ouvriers (durée du travail, logement, nourriture, hygiène); aucune protection sociale, refus de la classe politique dirigeante d'intervenir en matière de législation sociale; dogme du libéralisme absolu (laisser faire, laisser passer).
Isolement des travailleurs (résultat de la Loi LE CHAPELIER).
Révoltes ouvrières en 1831 (lee Canuts de LYON), grève à PARIS en 1834.
Avènement des théoriciens du socialisme (dénonciation de l'exploitation ouvrière, essai de constitution de mutuelles par les travailleurs qui cherchent à s'organiser.
1841 - Limitation du travail des enfants.
1848 - Nouvelle révolution (Seconde République), essai de socialisation :bureaux de placement, ateliers nationaux. Manifeste de Karl MARX Naissance du Marxisme.
1852 - Second Empire
1853 - Création des Conseils de Prudhommes
1864 - Assouplissement de la Loi LE CHAPELIER Constitution des chambres syndicales, par corporations et par villes.
1870 - Chute du Second Empire, Commune de Paris et tentative d'une nouvelle organisation sociale.
LE SYNDICALISME ORGANISE

1884 - Loi Waldeck ROUSSEAU sur la reconnaissance des Syndicats
1887 - Premières Bourses du Travail. Création des premiers syndicats chrétiens
1891 - Encyclique Rerum Novarum de Léon XIII Démarrage des premiers syndicats chrétiens (le SECI 1887)
1892 - Constitution de la Fédération des Bourses Fernand PELLOUTIER devient Secrétaire Général et Chef de file de
l'anarcho syndicalisme
Cristallisation des courants Syndicaux en France : anarcho syndicalistes, syndicalistes marxistes -révolutionnaires, syndicalistes réformistes, syndicalistes chrétiens.
1895 - Les trois premiers caurants se réunissent en Congrès à LIMOGES et constituent la C.G.T.
1906 - La C.G.T. adopte la Charte d'AMIENS au Congrès d'AMIENS. Persistance des trois courants syndicaux à l'intérieur de la C.G.T.
1914 - Première guerre mondiale - Division au sein de la C.G.T. entre le Groupe MONATTE (anarcho-syndicalise, qui appuie les pacifistes et les réformistes (tendance JOUHAUX) qui ne s'opposent pas à l'effort de guerre.
1917 Révolution Russe. Prise de pouvoir par les Communistes.
1919 Création de la CFTC autour de Jules Zimheld et de Gaston Tessier
1918 / 1921 - Instauration. du KOMINTERN, action des agents communistes dans tous les pays et commencement du noyautage des syndicats selon les directives de LENINE.
Fondation de la 3ème Internationale et Création du Parti Communiste français. Tension au sein de la CGT et scission au Congrès de LILLE en Juillet 1921.
Décembre 1921 : les éléments de la CGT partisans de la 3ème Internationale constituent la C.G.T.U en Congrès à PARIS, BENGIT FRAIHON en devient le leader.
1919 - CONSTITUTION DE LA CFTC (350 Syndicats et 5 Fédérations)
1922 Les éléments réformistes maintiennent la C.G.T. au Congrès de TOURS . JOUHAUX en est le Chef de file. Les deux Oganisations deviennent rivales.
1927 - Les éléments anarchistes quittent, la C.G.T.U. et forment la C.G.T. SR
1930 / 1934 - Crise économique mondiale.
Développement des ligues en France et manifestation des groupes d'extrême droite le 6 Février 1934.
Montée du fascisme en ALLEMAGNE et en ITALIE.
Rapprochement de la C.G.T. et de la CGTU,
1934 - La CFTC publie un Plan de réalisations sociales.
1936 Congrès de TOULOUSE : la C.G.T. est réunifiée (les trois tendances se reconstituent, avec leurs leaders et leursjournaux propres). Le Plan " CFTC " revendique un salaire minimum, les allocations familiales, la réduction du temps de travail, les conventions collectives etc.
Juin 1936 - avènement du Gouvernement BLUM (Front populaire), grève générale dans toute la FRANCE.
Signature des accords - MATIGNON (semaine de 40 heures, congé payés, Conventions collectives, délégués du personnel) par la seule C.G.T. (La CFTC en est exclue, bien que ces accords concrétisent certaines propositions de son Plan de 1934 ; la CFTC a pourtant participé à la Grève générale, mais en désavouant la violence et en dénonçant les atteintes à la liberté syndicale).
Progression générale du syndicalisme en FRANCE (la CFTC compte alors 850 syndicats et 15 Fédérations)
1938 - Crise au sein de la C.G.T. Echec d'une grève générale. Tension Internationale, accord de MUNICH.
1939 - Accord Germano-Soviétique, réaction anti-communiste en FRANCE les dirigeants communistes sont exclus des postes dirigeants à la C.G.T. (seconde scission virtuelle).
1939 / 1944 - Seconde guerre mondiale
Gouvernement de VICHY et Occupation par les Nazis
Charte du Travail, disparition du Syndicalisme libre (collaboration de certaine éléments syndicaux, mais engagement de nombreux militants et responsables dans la Résistance)
1940 Les dirigeants de la CFTC entrent dans la résistance
1943 - Accord du PERREUX préparant la réunification de la C.G.T.
1944 / 1945 - la Libération.
Rétablissement de la liberté syndicale
Circulaire PARODI sur la représentativité
Institution des Comités d'Entreprise et de la securité sociale
Redémarrage et nouvel essor de la C.G.T. et de la CFTC
Constitution de la C.G.C.
1946 - Reprise des luttes de tendances à la C.G.T. (prédominance des éléments communistes, opposition entre Benoit FRACHON et Léon JOUHAUX)
Guerre froide et Plan MARSHALL
Baisse des effectifs syndicaux
1947 - Echec d'une grève générale lancée par la C.G.T. et nouvelle scission
Création (le la C.G.T.F.O. La C.G.T. demeure dominée par les éléments communistes (liaisons avec l'appareil du Parti).
la C.G.T.F.O. conserve les statuts de la Charte d'AMIENS, mais s'oriente vers le réformisme et le paritarisme.
Montée de la CFTC dans les années 50
1964 - Scission à la CFTC
Constitution de la C.F.D.T. au Congrès extraordinaire de Novembre et maintien de la CFTC originelle.
Action judiciaire (et boycottage) de la C.F.D.T.contre la CFTC
1965 La CFTC refuse la politisation syndicale.
1966 - Décision Gouvernementale du 31 Mars restituant la représentativité à la CFTC
1967- Août - Législation sur la participation des travailleurs aux résultats des entreprises.
1968 Mai/Juin - Grève générale et accords de GRENELLE.
1968 / 21 Décembre - Loi sur l'exercice du droit syndical 1970
17 Avril - Arrêt du Conseil d'Etat confirmant le caractère représen- tatif de la CFTC
1971 / ll Janvier - Signature d'un accord entre la C.F.D.T. et la CFTC (modus vivendi).
1980 / 1990 La CFTC est à l'origine des conventions de conversion et de l'allocation parentale d'éducation
1983 La CFTC recueille 12,4 % de voix aux élections à la Sécurité Sociale
1984 La CFTC prend une part active au succès des manifestations en faveur du maintien de l'Ecole Libre
1987 Centenaire des premiers syndicats chrétiens
1991 Congrès de Lille : La CFTC réafirme son identité. Elle engage la modernisation de son fonctionnement et de son action
1995 Lors des conflits sociaux, la CFTC obtient la médiation et la reprise du dialogue
1999 Congrès de Dijon. La CFTC adopte son projet pour l'action : Au coeur de l'entreprise (Acteurs et Partenaires)
2000 La CFTC s'implique fortement dans les 35 heures (RTT - Loi Aubry)
2002 Congrès de Toulouse : Alain DELEU (Président de la CFTC durant 3 mandats) cède sa place à Jacques VOISIN
2005 Congrès de Bordeaux : Jacques VOISIN (Président sortant de la CFTC) est réélu pour un nouveau mandat
2008 Congrès de Strasbourg : Jacques VOISIN (Président sortant de la CFTC) est réélu pour un nouveau mandat
